Campagne de Russie: suite des témoignages.
Depuis bien longtemps, nous rêvions d’une action en centre commercial – hors de nos lieux habituels. Patiemment nous avons attendu la réponse favorable, nous y avons cru et nous l’avons fait. Une expérience intéressante, assez différente de celles vécues dans nos églises ou à la foire écobio où l’on rencontre des gens plutôt militants et informés.
Le vendredi 14 février de 16 à 18h et le samedi 15 de 10 à 12h,installés dans la galerie marchande et revêtus de nos gilets ACAT pour une bonne visibilité , nous sommes donc allés à la rencontre des clients d’Intermarché pour les informer de la situation en Russie et leur proposer de signer la pétition.
« Sont-ils réceptifs ? » demandait le PDG du magasin qui n’a pas hésité à apposer sa signature. Au regard des quelques 250 signatures obtenues, on peut répondre par l’affirmative. Quant aux réactions des personnes sollicitées, l’éventail en fut large et très instructif pour nous : du « j’en ai rien à foutre » lancé d’un ton provocateur, « c’est leur problème » à « ah oui, il y a de quoi faire, beaucoup à changer, je signe, bon courage, c’est bien ce que vous faites », en passant par « vous croyez que çà sert à quelque chose. ?..je signe , mais Poutine s’en fout….rien ne va changer, les gens prennent encore Staline pour un dieu, alors que c’était le pire des salauds !. Il y a aussi les arguments classiques de l’esquive : « pas le temps…. il y a assez à faire ici, on torture aussi en Alsace ?? ». Il y a eu aussi la réticence de quelques personnes à apposer une signature, la confusion entre torture institutionnelle et maltraitance domestique ou faits divers , voire même l’hostilité aux chrétiens « qui n’ ont qu’à balayer devant leur porte » …
Au final, une expérience positive : en dépit de l’indifférence sourde et aveugle d’un certain nombre, ce fut l’occasion de belles rencontres de citoyens responsables et solidaires, certains venus exprès à Intermarché, après avoir lu l’information dans les DNA, l’occasion d’échanges allant au-delà de notre sujet parfois…, le plaisir également de collaborer avec des membres d’AI venus se joindre à nous avec une pétition soutenant des prisonniers d’opinion russes .
Annette.





Accueil d’un nouveau membre au sein de notre groupe: Gabrielle habitant Hilsenheim.
Ces dernières années, la démocratie brésilienne a souvent été citée en exemple. Pourtant, les méthodes de la police, héritées de la dictature, perdurent. Dans le cadre des préparatifs de la Coupe du monde de football de 2014 et des Jeux olympiques de 2016, les atteintes aux droits de l’homme se sont multipliées, principalement à l’encontre des populations défavorisées.
Figée entre les deux skis que je tenais, je vis passer un jeune homme vêtu d’un jeans et d’un blouson, qui se dirigeait vers les marches menant aux bureaux du magasin. Il me dit au passage : « Alors, ça va ? Les gens sont réceptifs ? » Un chef de rayon, probablement, pensai-je. Sans répondre à sa question, je lui rétorquai : « Et vous, vous avez signé ? » « Non, je n’ai pas signé… Mais je peux revenir pour signer !», dit-il sans s’arrêter dans son élan vers les bureaux. « Oui, venez, venez ! » lui lançai-je, alors qu’il disparaissait en haut des marches.

A la fin du quart d’heure imparti, les jeunes ont dû répondre à la question: « Comment cette personne est-elle « lumière et sel » pour les autres ? (cf évangile du dimanche 9 février). Réponse qu’ils ont partagée lors de la messe qui a suivi. Les adultes présents ont eux aussi « témoigné » en signant la pétition concernant la campagne « Russie » et en acceptant des « Appels du mois » de février. Intéressés, tous les jeunes ont pris les petits documents procurés par Annette.


Russie: la fabrique des aveux: quand enquête rime avec torture.
L’ ACAT, en collaboration avec les ONG Public Verdict & le Comité contre la torture, a publié le rapport « Les multiples visages de la torture – Etude du phénomène tortionnaire en Russie ».





