ACAT SELESTAT

ACTION DES CHRETIENS POUR L’ABOLITION DE LA TORTURE
« Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites »  -  Matthieu (25-40)

Prochaine réunion : Dès que possible…

 

En raison de la situation sanitaire, notre réunion mensuelle de l’ACAT à Sélestat est annulée jusqu’à nouvel ordre.

Nous restons en contact via notre site et la « lettre info » envoyée par Annie.

Restez vigilants et prenez soin de vous !

A bientôt…

 

Les derniers articles :


Entrées en Résistance

Très souvent pionnières lorsqu’il s’agit de défendre les droits humains, et l’histoire de l’ACAT est là pour le prouver, les femmes sont fréquemment les grandes oubliées.

Alors ne boudons pas notre plaisir aujourd’hui avec la parution du nouvel ouvrage de Marie-Josée Masconi « Et les femmes se sont levées – Portraits  de résistantes Alsaciennes et Lorraines » (Ed. La Nuée Bleue) !

 

 

 

Résumé:

Elles s’appelaient Laure, Lucie, Marie-Rosa, Hélène, Adélaïde, Alice, Anna, Marie-Grégoire, Mathilde, Lucienne, Marianne, Thérèse, Andrée, Caroline. Elles étaient commerçante, institutrice, étudiante, scoute, mère de famille, psychiatre, secrétaire, religieuse. Avec insolence ou candeur, avec courage, la peur au ventre ou insouciantes, avec force, avec douceur, avec opiniâtreté, elles se levèrent contre l’oppression de l’occupant nazi. Plusieurs ont été dénoncées puis arrêtées, d’autres pas, certaines ont été déportées, condamnées à mort voire exécutées sommairement. Elles sauvèrent des vies. Ce livre dresse le portrait, émouvant et documenté, de quelques-unes de ces femmes qui hébergèrent des prisonniers évadés ou une radio clandestine, aidèrent des milliers de personnes à franchir la frontière, protégèrent des juifs, subirent des représailles ou participèrent aux plus hautes instances de la Résistance. Puisse leur engagement nous inspirer !
-La Résistance au féminin : un livre qui met en valeur le rôle actif et méconnu des femmes dans la Résistance.
-Des histoires inédites côtoient les grands destins : l’autrice a enquêté à partir d’archives privées et de témoignages oraux et parmi les publications récentes .
-L’Alsace et la Lorraine, terres de frontière, ont été le champ d’action de nombreuses filières d’évasion entre le Reich nazi et la France occupée, filières dans lesquelles beaucoup de femmes se sont engagées.

Marie-José Masconi, Lorraine d’origine et Alsacienne d’adoption, fille de deux résistants déportés, est présidente des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation, délégation du Bas-Rhin. Elle a publié « La longue nuit de Lucie » ( Ed. La Nuée Bleue) où elle raconte le calvaire de sa mère résistante condamnée à mort par les nazis.

Retrouvez l’autrice en vidéo lors de son passage à la Librairie Kléber à Strasbourg:

Méditation pour le Vendredi Saint 2021

Méditation proposée par l’ACAT Luxembourg et l’ACAT Suisse dans le cadre de leur campagne en faveur de la minorité musulmane persécutée des Ouïghours dans la Région autonome du Xinjiang, en Chine.

« Visage du Christ, couronné d’épines » – Alexej Jawlensky –

C’est dans le visage d’autrui que Dieu me parle

Nous contemplons le « Visage du Christ, Couronne d’épines », peint par Alexej Jawlensky en 1918 – visage d’un homme martyrisé, plongé dans la douleur. La couronne d’épine a une double signification: à la douleur physique s’ajoute l’expérience du mépris et du rejet. Le « signe lumineux » sur le front du torturé fait pressentir que la souffrance sera surmontée. Si nous nous exposons entièrement à cette image de souffrance, nous le faisons dans l’espoir et la conviction que la mort ni la violence n’auront le dernier mot.

Les évangiles nous transmettent le récit de la souffrance et de la mort de Jésus. Juste avant ce récit, chez Matthieu (25,40), nous trouvons le testament de Jésus: « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Qui sont les plus petits frères et sœurs? Ou encore: « Qui est mon prochain? » Dans la parabole du bon Samaritain (Lc 10,29-36) Jésus répond clairement à cette question: Mon prochain, c’est celui ou celle qui en ce moment même a besoin de mon aide, sans distinction de religion, de sexe, d’ethnie ou de position sociale. À nous de nous faire le prochain de cette personne, en nous engageant pleinement et sans hésiter.

Et c’est ainsi que nous voyons apparaître cette année, derrière le visage de l’homme de douleur, les visages des hommes, femmes et enfants de la minorité musulmane des Ouïghours dans la Région autonome du Xinjiang, auxquels l’action du Vendredi Saint de cette année est consacrée. Les Ouïghours n’ont pas le droit de pratiquer leur langue, ni leur culture, ni leur religion. Ils vivent sous la surveillance et le contrôle permanents de l’État chinois. Innombrables sont ceux et celles qui dans des camps d’internement de masse subissent les mauvais traitements et la torture et font face au génocide culturel, détenus derrière des fils barbelés épineux et tranchants – au vu et au su du monde.

Un proverbe ouïghour dit: « Non sans raison, Allah a donné deux oreilles mais une langue. » Nous prions Dieu afin qu’il nous aide à entendre les torturés et d’intercéder, d’une seule langue, en faveur de nos frères et sœurs. Nous prions avec le psalmiste: « Je pense à ta parole : Cherchez ma face ! Je cherche ta face, Seigneur. » (Ps 27,8) et nous le savons: « C’est dans le visage d’autrui que Dieu me parle, » (E. Levinas) – dans le visage de la personne humaine vulnérable, blessée.

>> voir la campagne de l’ACAT Suisse

>> voir la campagne de l’ACAT Luxembourg

En direct de Jérusalem

Un des plus anciens sites religieux francophones nous propose une « Edition Spéciale » à l’occasion de la Semaine Sainte, en « direct » de Jérusalem: à découvrir ICI !

Le souffle du Sahara

La place St-Georges à Sélestat – Aquarelle MHz©

Mais quel lien peut-il donc exister entre Sélestat et le Sahara ?

Peut-être un grand souffle comme celui qui nous a rendu visite par deux fois au courant de ce mois de février. Nous avons ainsi vu notre atmosphère se teinter d’une poétique couleur orangée.

Souffle de l’Esprit qui relie les hommes et qui nous rappelle la situation catastrophique dans laquelle se trouve notre filleul sahraoui Mohamed Bourial. Ne l’oublions pas, lui, et les 19 autres prisonniers politiques sahraouis du groupe Gdeim Izik qui viennent de lancer la semaine dernière une nouvelle grève de la faim pour protester contre les violations des droits humains dont ils sont victimes au fin fond des geôles marocaines.

Soyons le grain de sable dans le rouage de l’autoritarisme et de l’arbitraire.

Pour envoyer un message de soutien à notre filleul, écrire à:

Mohamed BOURIAL

Sous couvert du CICR, de la MINURSO et de la CONASADH

Prison locale d’Ait Melloul 1

80 000 AIT MELLOUL

Maroc

 

NB: le 24 janvier dernier, la Radio Télé Suisse RTS a consacré son excellent magazine de décryptage de l’actualité internationale Géopolitis au peuple sahraoui: « Sahara, rêve brisé« .

A voir ICI

 

Musique et Droits humains (# 22)

Plus connu pour ses chansons comiques des années 70, Pierre Perret publie en 1977 « Lily« , une chanson abordant les thèmes du racisme et de l’intégration des étrangers. Il recevra le « Prix 1978 de la Paix » de la Ligue Internationale contre le racisme et l’antisémitisme.  Cette chanson marque une inflexion vers des chansons plus engagées. Elle reste, hélas, plus que jamais d’actualité !

On la trouvait plutôt jolie Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d’émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu’on était égaux Lily
Au pays d’ Voltaire et d’Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu’on ne recevait que des blancs

Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s’est tapé des sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L’accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l’appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Mêm’ s’il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l’épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
N’ somm’s pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous

Elle a essayé l’Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite sœur
En s’unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c’est pour conjurer sa peur Lily
Qu’elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugusses
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur

Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l’enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l’amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d’émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris


Messe de Rentrée à Sélestat.
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