ACAT SELESTAT

ACTION DES CHRETIENS POUR L’ABOLITION DE LA TORTURE
« Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites »  -  Matthieu (25-40)

Musique et Droits humains (# 21)

 » Keep Your Eyes on the Prize  » est une chanson folk traditionnelle venue du Gospel . Elle s’inspire des Actes des Apôtres. Elle a été influente pendant le mouvement américain des droits civiques des années 50 et 60. Parmi les nombreuses reprises, celle du « Boss » Bruce Sprinsgteen en 2006 est certainement l’une des plus réussies.

Paul and Silas bound in jail
Had no money for to go their bail
Keep your eyes on the prize, hold on

Paul and Silas thought they was lost
Dungeon shook and the chains come off
Keep your eyes on the prize, hold on

Freedom’s name is mighty sweet
And soon we’re gonna meet
Keep your eyes on the prize, hold on

I got my hand on a gospel plow
Won’t take nothing for my journey now
Keep your eyes on the prize, hold on

Hold on, hold on
Keep your eyes on the prize, hold on

The only chain that a man can stand
Is that chain o’ hand on hand
Keep your eyes on the prize, hold on

I’m gonna board that big greyhound
Carry the load from town to town
Keep your eyes on the prize, hold on

Hold on, hold on
Keep your eyes on the prize, hold on

Now only thing I did was wrong
Staying in the wilderness too long
Keep your eyes on the prize, hold on

Only thing we did was right
Was the day we started to fight
Keep your eyes on the prize, hold on

Hold on, hold on
Keep your eyes on the prize, hold on

(Only thing we did was wrong)
(Staying in the wilderness too long)
(Keep your eyes on the prize, hold on)

(Only thing we did was right)
(Was the day we started to fight)
(Keep your eyes on the prize, hold on)

Hold on, hold on
Keep your eyes on the prize, hold on

Hold on, hold on
Keep your eyes on the prize, hold on

Ain’t been to heaven but I’ve been told
Streets up there are paved with gold

Paul et Silas envoyés en prison
N’avaient pas un sou pour payer leur caution
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Paul et Silas pensaient qu’ils étaient perdus
Le cachot trembla et les chaines cédèrent
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Le nom de la liberté est un puissant apaisement
Et rapidement nous allons nous retrouver
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

J’ai la main sur la charrue de l’Evangile
Je ne prendrai rien pour mon voyage à présent
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Tiens bon, tiens bon
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

La seule chaine qu’un homme puisse supporter
C’est cette chaine de main en main
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Je vais prendre ce grand bus de la Greyhound
Transporter ce poids de ville en ville
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Tiens bon, tiens bon
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

La seule chose que j’ai faite était une erreur
En restant dans cette sauvagerie trop longtemps
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

La seule chose que nous ayons faite était bien
Ce fut le jour où nous avons commencé à lutter
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Tiens bon, tiens bon
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

(La seule chose que j’ai faite était une erreur)
(En restant dans cette sauvagerie trop longtemps)
(Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon)

(La seule chose que nous ayons faite était bien)
(Ce fut le jour où nous avons commencé à lutter)
(Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon)

Tiens bon, tiens bon
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Tiens bon, tiens bon
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Je ne suis pas allé au paradis, mais on m’a dit
Que les rues là-haut sont pavées d’or

Avent 2020

Aux quatre coins du monde, des victimes ont toujours besoin de nous !
Aussi bien au Vietnam, Mexique, Burundi qu’en Égypte, nombreux sont ceux qui continuent à subir d’insupportables violations de leurs droits. Qu’ils soient condamnés à mort, portés disparus, détenus arbitrairement : en cette période de l’Avent, ils ont toujours besoin de nous !

—> en savoir plus…

—> 1er dimanche de l’Avent

 

Le tweet du jour

 

Triste 10ème anniversaire !

 

PRISONNIERS DE GDEIM IZIK : DÉJÀ 10 ANS DE DÉTENTION ARBITRAIRE

 

Ce 8 novembre 2020, 19 des militants sahraouis (dont notre filleul Mohamed Bourial) arrêtés à la suite du démantèlement du campement de Gdeim Izik auront passé dix années en prison. Une détention arbitraire, prononcée suite à un procès inéquitable et des allégations de torture. L’ACAT-France et l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (partenariat FIDH-OMCT) demandent leur libération, ainsi que des enquêtes indépendantes sur les allégations de tortures subies.

Bernadette Forhan, présidente de l’ACAT – France :

« Il est plus que temps pour le Maroc de libérer les prisonniers de Gdeim Izik. Le caractère arbitraire de leur détention est flagrant, comme le rappelaient d’ailleurs les experts des Nations unies : aveux obtenus sous la torture, absence d’enquête indépendante sur les allégations de torture, non-respect du droit de la défense durant les procès… L’instrumentalisation de la justice pour criminaliser toutes les revendications qui s’élèvent dans le royaume, qu’elles soient territoriales ou sociales, doit cesser. »

—> lire le communiqué complet des organisations signataires: ACAT-France, FIDH et OMCT

—> lire la tribune de Bernadette Forhan dans le journal Le Monde du 08/11/2020

—> lire l’interview exclusive de Claude Mangin Asfari dans le mensuel Billets d’Afrique n°301 d’octobre 2020

—> lire le blog de Naâma Asfari en date du 6/11/2020 dans Médiapart

—> lire l’article de Marie Verdier dans le journal La Croix

 

Le tweet du jour

 

Emprisonné depuis 10 ans pour avoir défendu les droits des Sahraouis.

Malgré la condamnation du Maroc par le Comité contre la torture (CAT), Naâma Asfari demeure emprisonné dans les geôles marocaines depuis 10 ans avec 18 autres prisonniers sahraouis (dont notre filleul Mohamed Bourial) dans l’affaire du camp de Gdeim Izik. Défenseur des droits et militant de la cause sahraouie, il se bat pour sa libération et la reconnaissance des tortures qu’il a subies.

Dans le cadre du suivi de la décision du CAT, l’ACAT continue de se mobiliser pour faire valoir les droits de Naâma Asfari et de ses codétenus ( dont notre filleul Mohamed Bourial) et dénonce les violations qui se poursuivent à leur encontre.

–> télécharger la lettre d’interpellation

 

En mars 2017, nous avions le plaisir d’accueillir à Sélestat l’épouse de Naâma Asfari, Claude Mangin, prix des droits de l’homme 2018 de l’ACAT, lors de la projection du film « Dis-leur que j’existe » (–> voir le trailer) dans le cadre de notre parrainage de Mohamed Bourial et de ses codétenus sahraouis. (–> en savoir plus…). Plus que jamais, son témoignage est d’une actualité brûlante.

Dernières nouvelles de notre filleul.

A quelques jours du 10ème anniversaire de son arrestation par les autorités marocaines, notre filleul Mohamed Bourial vient d’effectuer une nouvelle grève de la faim de 48h après celle du 13 octobre dernier, grèves destinées :

– à alerter les organismes internationaux de défense des Droits de l’Homme quant aux conditions de détention inhumaines;

– à protester contre la privation des droits fondamentaux et contre les traitements inhumains de la part de l’administration de la prison locale d’Aït Melloul 1: malnutrition, manque de soins médicaux adaptés, cellule non pourvue de lit… D’autre part, suite à  son transfert depuis la prison de Tiflet 2, Mohamed Bourial n’a pu récupérer ses affaires privées (Coran, radio, couvertures, vêtements…) confisquées par l’administration pénitentiaire.

Aujourd’hui plus que jamais, il s’avère que notre filleul Mohamed Bourial est traumatisé physiquement et psychologiquement par les tortures subies depuis son arrestation et par sa détention arbitraire.

En tant que ressortissant du Sahara occidental occupé illégalement par le Maroc depuis 1975, Mohamed Bourial (ainsi que les autres prisonniers d’opinion sahraouis du groupe de Gdeim Izik) est une personne protégée par la quatrième Convention de Genève. Sa torture, sa condamnation inéquitable et sa détention sur le territoire du Maroc, puissance occupante, sont autant de violations graves du droit international humanitaire pouvant être constitutives de crimes de guerre.

De ce fait, Mohamed Bourial doit être libéré sans attendre et pouvoir rejoindre sa famille au Sahara Occidental.

Pour envoyer un message de soutien à notre filleul, écrire à:

Mohamed BOURIAL

Sous couvert du CICR, de la MINURSO et de la CONASADH

Prison locale d’Ait Melloul 1

80 000 AIT MELLOUL

Maroc

 

 

Une expo de haut vol.

Dans le cadre de la commémoration des 75 ans de la libération des camps et des prisons nazis, le CIDH (Centre International d’Initiation aux Droits de l’Homme) vous invite à visiter l’exposition Adélaide Hautval « Restons humain » présentée dans ses locaux à Sélestat du 1er octobre au 30 novembre 2020.

L’ inauguration de l’exposition suivie d’un « Café d’Histoire » animé par Marcel Spisser , président des amis du Mémorial Alsace Lorraine a eu lieu samedi 10 octobre. Elle a été l’occasion de dévoiler la première plaque réactualisée du chemin de la mémoire et des droits de l’Homme qui marque la redynamisation de ce « parcours européen pour la paix et la prévention des crimes contre l’humanité » , pour commémorer cet anniversaire .

Compte tenu des mesures sanitaires, pour visiter cette exposition, merci de vous inscrire auprès du CIDH : cidh@orange.fr ou par téléphone 03 88 92 94 72 . Vous aurez une confirmation de votre participation .

CIDH
16c, place du Marché aux Choux
67600 Sélestat – FRANCE
Tél.: 03.88.92.94.72

www.cidh.net

Permanences mardi: 14h-17h;
mercredi 14h-17h;
jeudi: 10h -12h

—> En savoir plus:

Journée mondiale contre la peine de mort.

 

Journée internationale contre la peine de mort:

—> lire l’article de l’ACAT;

—> lire la déclaration conjointe des membres de la Coalition mondiale contre la peine de mort et de l’Institut des droits de l’homme de l’IBA;

—> lire l’appel de l’ACAT aux chrétiens;

Peine de mort aux USA :

-Gretchen Sween, avocate spécialisée dans la défense des condamnés à mort indigents au Texas, tente par tous les moyens de casser la condamnation à mort de Charles Flores. Elle pointe les nombreux obstacles pour défendre des accusés encourant la peine capitale et les condamnés à mort aux États-Unis. —> lire son interview;

-Depuis la France et la Belgique, Annyck et Léhanna ont choisi de soutenir des condamnés à mort emprisonnés aux Etats-Unis. Postées d’un monde où la peine de mort n’existe plus, les lettres qu’elles écrivent sont un des seuls liens vivants qui demeurent pour ces condamnés enfermés 23 heures sur 24 et isolés de tout contact. —> écouter leurs témoignages;

Histoire de France: Souvenons-nous…

17 septembre 1981: célèbre discours de Robert Badinter, garde des Sceaux et ministre de la Justice, demandant à L’Assemblée nationale l’abolition de la peine de mort en France.

On notera tout particulièrement la remarque de Robert Badinter quant à l’abolition de la torture en France (3ème minute de la vidéo)

–> voir la vidéo

Histoire des arts:

-l’affiche de Folon (1978) contre la peine de mort: présentation et explication de l’oeuvre. (—> lire la suite)

-la bande dessinée de Franquin (1977) – Idées noires –  » Il ne faut pas confondre pâle capitaine et peine capitale »: présentation et explication de l’oeuvre. (—> lire la suite )

Musique et Droits humains (# 20)

En cette journée internationale contre la peine de mort, le saviez-vous ? C’est en 1952 que Georges Brassens tourne en ridicule les juges appliquant la peine de mort avec … « Le gorille« . Dans sa chanson, un juge est confondu avec une femme à cause de sa robe, et se fait violer par un gorille. Mais c’est seulement dans le dernier couplet que Brassens dévoile son but premier : dénoncer l’inhumanité de la peine de mort.

« Car le juge, au moment suprême
Criait – « Maman ! », pleurait beaucoup
Comme l’homme auquel, le jour même
Il avait fait trancher le cou »

 Le gorille est resté censuré pendant quelques années avant de connaître le succès.La chanson fut interdite sur les radios françaises. Il faut attendre la création de la radio Europe 1 en 1955, pour qu’elle soit diffusée sur les ondes.

 

C’est à travers de larges grilles, que les femelles du canton
Contemplaient un puissant gorille, sans souci du qu’en-dira-t-on
Avec impudeur, ces commères lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement ma mère m’a défendu de nommer ici
Gare au gorille!

Tout à coup la prison bien close où vivait le bel animal
S’ouvre, on n’sait pourquoi Je suppose qu’on avait du la fermer mal
Le singe, en sortant de sa cage dit « C’est aujourd’hui que j’le perds! »
Il parlait de son pucelage, vous aviez deviné, j’espère!
Gare au gorille!

L’patron de la ménagerie criait, éperdu: « Nom de nom!
C’est assommant car le gorille n’a jamais connu de guenon! »
Dès que la féminine engeance sut que le singe était puceau,
Au lieu de profiter de la chance, elle fit feu des deux fuseaux!
Gare au gorille!

Celles là même qui, naguère, le couvaient d’un œil décidé,
Fuirent, prouvant qu’elles n’avaient guère de la suite dans les idées
D’autant plus vaine était leur crainte, que le gorille est un luron
Supérieur à l’homme dans l’étreinte, bien des femmes vous le diront!
Gare au gorille!

Tout le monde se précipite hors d’atteinte du singe en rut,
Sauf une vielle décrépite et un jeune juge en bois brut;
Voyant que toutes se dérobent, le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes de la vieille et du magistrat!
Gare au gorille!

« Bah! soupirait la centenaire, qu’on puisse encore me désirer,
Ce serait extraordinaire, et, pour tout dire, inespéré! »;
Le juge pensait, impassible, « Qu’on me prenne pour une guenon,
C’est complètement impossible » La suite lui prouva que non!
Gare au gorille!

Supposez que l’un de vous puisse être, comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre, lequel choisirait-il des deux?
Qu’une alternative pareille, un de ces quatres jours, m’échoie,
C’est, j’en suis convaincu, la vieille qui sera l’objet de mon choix!
Gare au gorille!

Mais, par malheur, si le gorille au jeu de l’amour vaut son prix,
On sait qu’en revanche il ne brille ni par le goût, ni par l’esprit
Lors, au lieu d’opter pour la vieille, comme l’aurait fait n’importe qui,
Il saisit le juge à l’oreille et l’entraîna dans un maquis!
Gare au gorille!

La suite serait délectable, malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c’est regrettable, ça nous aurait fait rire un peu
Car le juge, au moment suprême, criait: « Maman! », pleurait beaucoup,
Comme l’homme auquel, le jour même, il avait fait trancher le cou
Gare au gorille!



Messe de Rentrée à Sélestat.
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