ACAT SELESTAT

ACTION DES CHRETIENS POUR L’ABOLITION DE LA TORTURE
« Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites »  -  Matthieu (25-40)

Tito de Alencar (1945-1974)

A lire dans le dernier « Agissons avec l’ ACAT  »  : Tito de Alencar (1945-1974): Un dominicain brésilien martyr de la dictature.

>>> En savoir plus…

 

Musique et Droits humains (# 23)

Blackbird est une chanson de « l’album blanc « des Beatles (1968). Les paroles s’inspirent du combat des Noirs américains pour leurs droits civiques, représentés par l’image d’un merle noir blessé (blackbird en anglais) qui se débat pour apprendre à voler. Une bien jolie métaphore de Paul McCartney.

A écouter: la superbe reprise par Crosby, Stills & Nash

Blackbird
Merle

Blackbird singing in the dead of night
Merle chantant à l’aube
Take these broken wings and learn to fly
Prends ces ailes brisées et apprends à voler
All your life
Toute ta vie
You were only waiting for this moment to arise.
Tu attendais seulement ce moment pour prendre ton essor

Blackbird singing in the dead of night
Merle chantant à l’aube
Take these sunken eyes and learn to see
Prends ces yeux enfoncés et apprends à voir
All your life
Toute ta vie
You were only waiting for this moment to be free.
Tu attendais seulement ce moment pour être libre

Blackbird fly Blackbird fly
Vole merle, vole merle
Into the light of the dark black night.
Dans la lumière de la sombre nuit noire

You were only waiting for this moment to arise
Tu attendais seulement ce moment pour prendre ton essor 

Entrées en Résistance

Très souvent pionnières lorsqu’il s’agit de défendre les droits humains, et l’histoire de l’ACAT est là pour le prouver, les femmes sont fréquemment les grandes oubliées.

Alors ne boudons pas notre plaisir aujourd’hui avec la parution du nouvel ouvrage de Marie-Josée Masconi « Et les femmes se sont levées – Portraits  de résistantes Alsaciennes et Lorraines » (Ed. La Nuée Bleue) !

 

 

 

Résumé:

Elles s’appelaient Laure, Lucie, Marie-Rosa, Hélène, Adélaïde, Alice, Anna, Marie-Grégoire, Mathilde, Lucienne, Marianne, Thérèse, Andrée, Caroline. Elles étaient commerçante, institutrice, étudiante, scoute, mère de famille, psychiatre, secrétaire, religieuse. Avec insolence ou candeur, avec courage, la peur au ventre ou insouciantes, avec force, avec douceur, avec opiniâtreté, elles se levèrent contre l’oppression de l’occupant nazi. Plusieurs ont été dénoncées puis arrêtées, d’autres pas, certaines ont été déportées, condamnées à mort voire exécutées sommairement. Elles sauvèrent des vies. Ce livre dresse le portrait, émouvant et documenté, de quelques-unes de ces femmes qui hébergèrent des prisonniers évadés ou une radio clandestine, aidèrent des milliers de personnes à franchir la frontière, protégèrent des juifs, subirent des représailles ou participèrent aux plus hautes instances de la Résistance. Puisse leur engagement nous inspirer !
-La Résistance au féminin : un livre qui met en valeur le rôle actif et méconnu des femmes dans la Résistance.
-Des histoires inédites côtoient les grands destins : l’autrice a enquêté à partir d’archives privées et de témoignages oraux et parmi les publications récentes .
-L’Alsace et la Lorraine, terres de frontière, ont été le champ d’action de nombreuses filières d’évasion entre le Reich nazi et la France occupée, filières dans lesquelles beaucoup de femmes se sont engagées.

Marie-José Masconi, Lorraine d’origine et Alsacienne d’adoption, fille de deux résistants déportés, est présidente des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation, délégation du Bas-Rhin. Elle a publié « La longue nuit de Lucie » ( Ed. La Nuée Bleue) où elle raconte le calvaire de sa mère résistante condamnée à mort par les nazis.

Retrouvez l’autrice en vidéo lors de son passage à la Librairie Kléber à Strasbourg:

Méditation pour le Vendredi Saint 2021

Méditation proposée par l’ACAT Luxembourg et l’ACAT Suisse dans le cadre de leur campagne en faveur de la minorité musulmane persécutée des Ouïghours dans la Région autonome du Xinjiang, en Chine.

« Visage du Christ, couronné d’épines » – Alexej Jawlensky –

C’est dans le visage d’autrui que Dieu me parle

Nous contemplons le « Visage du Christ, Couronne d’épines », peint par Alexej Jawlensky en 1918 – visage d’un homme martyrisé, plongé dans la douleur. La couronne d’épine a une double signification: à la douleur physique s’ajoute l’expérience du mépris et du rejet. Le « signe lumineux » sur le front du torturé fait pressentir que la souffrance sera surmontée. Si nous nous exposons entièrement à cette image de souffrance, nous le faisons dans l’espoir et la conviction que la mort ni la violence n’auront le dernier mot.

Les évangiles nous transmettent le récit de la souffrance et de la mort de Jésus. Juste avant ce récit, chez Matthieu (25,40), nous trouvons le testament de Jésus: « Ce que vous avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Qui sont les plus petits frères et sœurs? Ou encore: « Qui est mon prochain? » Dans la parabole du bon Samaritain (Lc 10,29-36) Jésus répond clairement à cette question: Mon prochain, c’est celui ou celle qui en ce moment même a besoin de mon aide, sans distinction de religion, de sexe, d’ethnie ou de position sociale. À nous de nous faire le prochain de cette personne, en nous engageant pleinement et sans hésiter.

Et c’est ainsi que nous voyons apparaître cette année, derrière le visage de l’homme de douleur, les visages des hommes, femmes et enfants de la minorité musulmane des Ouïghours dans la Région autonome du Xinjiang, auxquels l’action du Vendredi Saint de cette année est consacrée. Les Ouïghours n’ont pas le droit de pratiquer leur langue, ni leur culture, ni leur religion. Ils vivent sous la surveillance et le contrôle permanents de l’État chinois. Innombrables sont ceux et celles qui dans des camps d’internement de masse subissent les mauvais traitements et la torture et font face au génocide culturel, détenus derrière des fils barbelés épineux et tranchants – au vu et au su du monde.

Un proverbe ouïghour dit: « Non sans raison, Allah a donné deux oreilles mais une langue. » Nous prions Dieu afin qu’il nous aide à entendre les torturés et d’intercéder, d’une seule langue, en faveur de nos frères et sœurs. Nous prions avec le psalmiste: « Je pense à ta parole : Cherchez ma face ! Je cherche ta face, Seigneur. » (Ps 27,8) et nous le savons: « C’est dans le visage d’autrui que Dieu me parle, » (E. Levinas) – dans le visage de la personne humaine vulnérable, blessée.

>> voir la campagne de l’ACAT Suisse

>> voir la campagne de l’ACAT Luxembourg

En direct de Jérusalem

Un des plus anciens sites religieux francophones nous propose une « Edition Spéciale » à l’occasion de la Semaine Sainte, en « direct » de Jérusalem: à découvrir ICI !

Le souffle du Sahara

La place St-Georges à Sélestat – Aquarelle MHz©

Mais quel lien peut-il donc exister entre Sélestat et le Sahara ?

Peut-être un grand souffle comme celui qui nous a rendu visite par deux fois au courant de ce mois de février. Nous avons ainsi vu notre atmosphère se teinter d’une poétique couleur orangée.

Souffle de l’Esprit qui relie les hommes et qui nous rappelle la situation catastrophique dans laquelle se trouve notre filleul sahraoui Mohamed Bourial. Ne l’oublions pas, lui, et les 19 autres prisonniers politiques sahraouis du groupe Gdeim Izik qui viennent de lancer la semaine dernière une nouvelle grève de la faim pour protester contre les violations des droits humains dont ils sont victimes au fin fond des geôles marocaines.

Soyons le grain de sable dans le rouage de l’autoritarisme et de l’arbitraire.

Pour envoyer un message de soutien à notre filleul, écrire à:

Mohamed BOURIAL

Sous couvert du CICR, de la MINURSO et de la CONASADH

Prison locale d’Ait Melloul 1

80 000 AIT MELLOUL

Maroc

 

NB: le 24 janvier dernier, la Radio Télé Suisse RTS a consacré son excellent magazine de décryptage de l’actualité internationale Géopolitis au peuple sahraoui: « Sahara, rêve brisé« .

A voir ICI

 

Musique et Droits humains (# 22)

Plus connu pour ses chansons comiques des années 70, Pierre Perret publie en 1977 « Lily« , une chanson abordant les thèmes du racisme et de l’intégration des étrangers. Il recevra le « Prix 1978 de la Paix » de la Ligue Internationale contre le racisme et l’antisémitisme.  Cette chanson marque une inflexion vers des chansons plus engagées. Elle reste, hélas, plus que jamais d’actualité !

On la trouvait plutôt jolie Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d’émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris
Elle croyait qu’on était égaux Lily
Au pays d’ Voltaire et d’Hugo Lily
Mais pour Debussy en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distinguo
Elle aimait tant la liberté Lily
Elle rêvait de fraternité Lily
Un hôtelier rue Secrétan
Lui a précisé en arrivant
Qu’on ne recevait que des blancs

Elle a déchargé des cageots Lily
Elle s’est tapé des sales boulots Lily
Elle crie pour vendre des choux-fleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L’accompagnent au marteau-piqueur
Et quand on l’appelait Blanche-Neige Lily
Elle se laissait plus prendre au piège Lily
Elle trouvait ça très amusant
Mêm’ s’il fallait serrer les dents
Ils auraient été trop contents
Elle aima un beau blond frisé Lily
Qui était tout prêt à l’épouser Lily
Mais la belle-famille lui dit nous
N’ somm’s pas racistes pour deux sous
Mais on veut pas de ça chez nous

Elle a essayé l’Amérique Lily
Ce grand pays démocratique Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir
Mais dans un meeting à Memphis Lily
Elle a vu Angela Davis Lily
Qui lui dit viens ma petite sœur
En s’unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur
Et c’est pour conjurer sa peur Lily
Qu’elle lève aussi un poing rageur Lily
Au milieu de tous ces gugusses
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur

Mais dans ton combat quotidien Lily
Tu connaîtras un type bien Lily
Et l’enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l’amour
Contre laquelle on ne peut rien
On la trouvait plutôt jolie Lily
Elle arrivait des Somalies Lily
Dans un bateau plein d’émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris

Pour la nouvelle année.

Texte de l’Abbé Pierre proposé pour les vœux de 2021 aux Compagnons de la Communauté Emmaüs de Scherwiller

 

« Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir

Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine

Je continuerai à construire, même si les autres détruisent

Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre

Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité

Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte

Je continuerai à crier, même si les autres se taisent

Et je dessinerai des sourires sur les visages en larme

Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur

Et j’offrirai des motifs de joie là où n’y a que tristesse

J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter…

Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés ».

 

Abbé Pierre

 

10ème anniversaire !

Il y a maintenant 10 ans, notre groupe faisait son apparition sur la toile. Nous espérons que vous avez toujours autant de plaisir à nous suivre sur le site… et lors de nos manifestations en faveur des droits humains. Même si 2020 a été quelque peu chaotique, une nouvelle année commence avec l’espérance d’un monde plus juste. Alors, belle année 2021 à toutes et à tous !

Plus que jamais. Chrétiens. Indignés. Engagés.

Musique et Droits humains (# 21)

 » Keep Your Eyes on the Prize  » est une chanson folk traditionnelle venue du Gospel . Elle s’inspire des Actes des Apôtres. Elle a été influente pendant le mouvement américain des droits civiques des années 50 et 60. Parmi les nombreuses reprises, celle du « Boss » Bruce Sprinsgteen en 2006 est certainement l’une des plus réussies.

Paul and Silas bound in jail
Had no money for to go their bail
Keep your eyes on the prize, hold on

Paul and Silas thought they was lost
Dungeon shook and the chains come off
Keep your eyes on the prize, hold on

Freedom’s name is mighty sweet
And soon we’re gonna meet
Keep your eyes on the prize, hold on

I got my hand on a gospel plow
Won’t take nothing for my journey now
Keep your eyes on the prize, hold on

Hold on, hold on
Keep your eyes on the prize, hold on

The only chain that a man can stand
Is that chain o’ hand on hand
Keep your eyes on the prize, hold on

I’m gonna board that big greyhound
Carry the load from town to town
Keep your eyes on the prize, hold on

Hold on, hold on
Keep your eyes on the prize, hold on

Now only thing I did was wrong
Staying in the wilderness too long
Keep your eyes on the prize, hold on

Only thing we did was right
Was the day we started to fight
Keep your eyes on the prize, hold on

Hold on, hold on
Keep your eyes on the prize, hold on

(Only thing we did was wrong)
(Staying in the wilderness too long)
(Keep your eyes on the prize, hold on)

(Only thing we did was right)
(Was the day we started to fight)
(Keep your eyes on the prize, hold on)

Hold on, hold on
Keep your eyes on the prize, hold on

Hold on, hold on
Keep your eyes on the prize, hold on

Ain’t been to heaven but I’ve been told
Streets up there are paved with gold

Paul et Silas envoyés en prison
N’avaient pas un sou pour payer leur caution
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Paul et Silas pensaient qu’ils étaient perdus
Le cachot trembla et les chaines cédèrent
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Le nom de la liberté est un puissant apaisement
Et rapidement nous allons nous retrouver
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

J’ai la main sur la charrue de l’Evangile
Je ne prendrai rien pour mon voyage à présent
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Tiens bon, tiens bon
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

La seule chaine qu’un homme puisse supporter
C’est cette chaine de main en main
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Je vais prendre ce grand bus de la Greyhound
Transporter ce poids de ville en ville
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Tiens bon, tiens bon
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

La seule chose que j’ai faite était une erreur
En restant dans cette sauvagerie trop longtemps
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

La seule chose que nous ayons faite était bien
Ce fut le jour où nous avons commencé à lutter
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Tiens bon, tiens bon
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

(La seule chose que j’ai faite était une erreur)
(En restant dans cette sauvagerie trop longtemps)
(Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon)

(La seule chose que nous ayons faite était bien)
(Ce fut le jour où nous avons commencé à lutter)
(Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon)

Tiens bon, tiens bon
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Tiens bon, tiens bon
Ne perds pas de vue la récompense, tiens bon

Je ne suis pas allé au paradis, mais on m’a dit
Que les rues là-haut sont pavées d’or



Messe de Rentrée à Sélestat.
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