ACAT SELESTAT

ACTION DES CHRETIENS POUR L’ABOLITION DE LA TORTURE
« Ce que vous faites au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous le faites »  -  Matthieu (25-40)

Musique et Droits humains (#6)

« Mandela Day«  est une chanson du groupe de rock écossais Simple Minds. Écrite spécialement pour le concert hommage des 70 ans de Nelson Mandela, elle paraît en février 1989 pour soutenir Nelson Mandela toujours emprisonné en Afrique du Sud pour sa lutte contre l’apartheid.

Mandela Day 
Le Jour De Mandela

It was twenty five years, they take that man away
C’était il y a vingt-cinq ans, ils emprisonnèrent cet homme
Now freedom moves in closer every day
Maintenant la liberté se rapproche de jour en jour
Wipe the tears down from your saddened eyes
Chassez les larmes de vos yeux remplis de tristesse
They say Mandela’s free, so step outside
Ils disent que Mandela est libre, alors sortez dehors

Oh oh oh oh oh Mandela day
Oh oh oh oh oh Le jour de Mandela
Oh oh oh oh Mandela’s free
Oh oh oh oh Mandela est libre

It was twenty five years ago, this very day
C’était il y a vingt-cinq ans que s’est passé ce fameux jour
Held behind four walls all through night and day
Retenu entre quatre murs jour et nuit
Still the children know the story of that man
Les enfants connaissent encore l’histoire de cet homme
And we know what’s going on right through your land
Et nous savons ce qui se passe partout dans votre pays
Twenty five years ago…
Il y a vingt-cinq ans

Na na na na Mandela day
Na na na na Le jour de Mandela
Oh oh oh oh Mandela’s free
Oh oh oh oh Mandela est libre

If the tears are flowing wipe them from your face
Si les larmes coulent chassez-les de votre visage
I can feel his heartbeat moving deep inside
Je peux ressentir au plus profond de moi les battements de son cœur
It was twenty five years they took that man away
C’était il y a vingt-cinq ans, il emprisonnèrent cet homme
And now the world come down say Nelson Mandela’s free
Et maintenant le monde se prosterne, ils disent que Nelson Mandela est libre

Oh oh oh oh oh Mandela’s free
Oh oh oh oh oh Mandela est libre

The rising sun sets Mandela on his way
Le soleil levant montre à Mandela son chemin
It’s been twenty five years around this very day
Il a fallu vingt-cinq ans pour arriver à ce fameux jour
From the one outside to the ones inside we say
Nous qui sommes à l’intérieur parlons par la voix de celui qui est libre

Oh oh oh oh Mandela’s free,
Oh oh oh oh Mandela est libre
Oh oh oh oh set Mandela free
Oh oh oh oh libérez mandela
Na na na na Mandela day,
Na na na na Le jour de Mandela
Na na na na Mandela’s free
Na na na na Mandela est libre

Twenty five years ago
Il y a vingt-cinq ans
What’s going on !
Que se passe-t-il !
And we know what’s going on
Et nous savons ce qui se passe
Because we know what’s going on
Parce que nous savons ce qui se passe

Musique et Droits humains (#5)

« Frappe avec ta tête » est une chanson du chanteur, auteur-compositeur Daniel Balavoine. Sortie en octobre 1983, elle évoque la torture dans les dictatures d’Amérique latine. Elle est dédiée au pianiste argentin Miguel Angel Estrella, défenseur des Droits de l’Homme.

Sous la torture
Derrière les murs
Les yeux remplis d’effroi
L’homme aux vœux purs
Souffre et endure
Les coups sourds de la loi
Noyés par les bulles rouges
Ses mots muets
S’élèvent et s’écrasent sur la paroi
L’écrivain plie mais ne rompt pas
Ressent une étrange douleur dans les doigts
Délire en balbutiant qui vivra vaincraDans la cellule du poète
Quand le geôlier vient près de lui
Quand plus personne ne s’inquiète
L’homme que l’on croyait endormi
Frappe avec sa tête

A court d’idées
Ils t’ont coupé
Et ta langue et les doigts
Pour t’empêcher
De t’exprimer
Mais ils ne savent pas
Qu’on ne se bat pas
Contre les hommes
Qui peuvent tout surtout pour ce qu’ils croient
Et l’homme infirme retrouve sa voix
Défie le monde en descendant de sa croix
Et sort la liberté de l’anonymat

Dans la cellule du poète
Quand le geôlier vient près de lui
Quand plus personne ne s’inquiète
L’homme que l’on croyait endormi
Frappe avec sa tête

Musique et Droits humains (#4)

Sorti en septembre 1986, le single « Noir et blanc » de  Bernard Lavilliers et Nzongo Soul évoque l’apartheid, le combat de Nelson Mandela et les Droits de l’Homme. Un titre qui n’a pas pris une ride…

C’est une ville que je connais
Une chanson que je chantais.
Y a du sang sur le trottoir
C’est sa voix, poussière brûlée
C’est ses ongles sur le blindé.
Ils l’ont battu à mort, il a froid, il a peur.
De n’importe quel pays, de n’importe quelle couleur.
Po Na Ba Mboka Nionso Pe Na Pikolo Nionso

Il vivait avec des mots
Qu’on passait sous le manteau
Qui brillaient comme des couteaux.
Il jouait d’la dérision
Comme d’une arme de précision.
Il est sur le ciment, mais ses chansons maudites
On les connaît par cœur,

La musique a parfois des accords majeurs
Qui font rire les enfants mais pas les dictateurs.
De n’importe quel pays, de n’importe quelle couleur.
La musique est un cri qui vient de l’intérieur.

Ça dépend des latitudes
Ça dépend d’ton attitude
C’est cent ans de solitude.
Y a du sang sur mon piano
Y a des bottes sur mon tempo.
Au-dessous du volcan, je l’entends, je l’entends
J’entends battre son cœur.

La musique parfois a des accords mineurs
Qui font grincer les dents du grand libérateur.
De n’importe quel pays, de n’importe quelle couleur.
La musique est un cri qui vient de l’intérieur.

C’est une ville que je connais
Une chanson que je chantais
Une chanson qui nous ressemble.
C’est la voix de Mendela
Le tempo docteur Fela
Ecoute chanter la foule
Avec les mots qui roulent et font battre son cœur.

De n’importe quel pays, de n’importe quelle couleur.
La musique est un cri qui vient de l’intérieur
Po Na Ba Mboka Nionso… Pe Na Pikolo Nionso

Musique et Droits humains (#3)

« Biko » est une chanson écrite, composée et interprétée en 1980 par Peter Gabriel, chanteur anglais et ancien leader du groupe Genesis. Peter Gabriel signe une de ses chansons les plus engagées en rendant hommage au leader de l’opposition à l’apartheid, Steve Biko, mort en 1977 après avoir été arrêté et torturé dans les prisons d’Afrique du Sud. « Biko » est également devenue une de ses oeuvres les plus populaires à l’origine de sa participation à la défense des Droits de l’Homme. Un titre puissant.

Biko

September ’77
Septembre 77
Port Elizabeth weather fine
Le temps est beau à Port Elizabeth
It was business as usual
C’était les affaires comme d’habitude
In police room 619
Dans la cellule 619
Oh Biko, Biko, because Biko
Oh, Biko, Biko, parce que Biko
Oh Biko, Biko, because Biko
Oh, Biko, Biko, parce que Biko
Yihla Moja, Yihla Moja
Yihla Moja, Yihla Moja (Viens esprit)
-The man is dead
– Cet homme est mort

When I try and sleep at night
Quand j’essaie de dormir et quand je dors la nuit
I can only dream in red
Je peux seulement rêver en rouge
The outside world is black and white
Le monde extérieur est en noir et blanc
With only one colour dead
Et seule une couleur est morte
Oh Biko, Biko, because Biko
Oh, Biko, Biko, parce que Biko
Oh Biko, Biko, because Biko
Oh, Biko, Biko, parce que Biko
Yihla Moja, Yihla Moja
Yihla Moja, Yihla Moja (Viens esprit)
-The man is dead
– Cet homme est mort

You can blow out a candle
Tu peux éteindre une bougie
But you can’t blow out a fire
Mais tu ne peux pas éteindre un incendie
Once the flames begin to catch
Une fois que les flammes commencent à prendre
The wind will blow it higher
Le vent les portent très haut
Oh Biko, Biko, because Biko
Oh, Biko, Biko, parce que Biko
Yihla Moja, Yihla Moja
Yihla Moja, Yihla Moja
-The man is dead
– Cet homme est mort

And the eyes of the world are
Et les yeux du monde entier
Watching now
Sont ouverts désormais
Watching now
Sont ouverts désormais

Musique et Droits humains (#2)

Il y a déjà 10 ans, Francis Cabrel sortait son onzième album studio « Des roses et des orties » sur lequel on peut écouter un titre prémonitoire: « African Tour« , l’histoire d’un africain qui rêve d’Europe. Quand la justesse des paroles de l’artiste rejoint la beauté d’une ballade… pour une tragédie de l’immigration plus actuelle que jamais. A écouter et faire écouter au législateur et à tous ceux qui hésitent encore entre « délit de solidarité » et « principe de fraternité » !

>>> voir la vidéo

Déjà nos villages s’éloignent
Quelques fantômes m’accompagnent
Y’aura des déserts, des montagnes
A traverser jusqu’à l’Espagne
Et après… Inch’allah

On a de mauvaises chaussures
L’argent cousu dans nos doublures
Les passeurs doivent nous attendre
Le peu qu’on a ils vont le prendre
Et après

Est-ce que l’Europe est bien gardée
Je n’en sais rien
Est-ce que les douaniers sont armés
On verra bien
Si on me dit, c’est chacun chez soi
Moi je veux bien, sauf que chez moi
Sauf que chez moi y’a rien

Pas de salon, pas de cuisine
Les enfants mâchent des racines
Tout juste un carré de poussière
Un matelas jeté par terre
Au dessus… Inch’allah

Vous vous imaginez peut-être
Que j’ai fait tous ces kilomètres
Tout cet espoir, tout ce courage
Pour m’arrêter contre un grillage

Est-ce que l’Europe est bien gardée?
Je n’en sais rien
Est-ce que les douaniers vont tirer?
On verra bien
Si on me dit, c’est chacun chez soi
Moi je veux bien, sauf que chez moi
Sauf que chez moi y’a rien

Je n’en sais rien
On verra bien
Moi, je veux bien
Sauf que chez moi…

La moitié d’un échafaudage
J’en demande pas davantage
Un rien, une parole, un geste
Donnez-moi tout ce qu’il vous reste
Et après…
Je n’en sais rien

On verra bien
Moi, je veux bien
Sauf que chez moi…
Déjà nos villages s’éloignent…

 

Musique et Droits humains (#1)

Souvent plus efficace qu’un long discours, une chanson et sa mélodie: c’est le cas lorsqu’on veut parler des Droits humains.

En voici un bel exemple avec « Diego libre dans sa tête« , la très belle chanson écrite et composée par Michel Berger en 1981 pour dénoncer les dictatures d’Amérique latine.

Un message qui reste, malheureusement, toujours d’actualité; les prisonniers d’opinion n’ont jamais été aussi nombreux à travers le monde qu’en cette année 2018.

Nous avons une pensée toute particulière pour notre filleul Mohamed Bourial prisonnier d’opinion arbitrairement détenu dans les geôles marocaines.

Derrière des barreaux
Pour quelques mots
Qu’il pensait si fort
Dehors il fait chaud
Des milliers d’oiseaux
S’envolent sans effort

Quel est ce pays
Où frappe la nuit
La loi du plus fort ?

Diego, libre dans sa tête
Derrière sa fenêtre
S’endort peut-etre…

Et moi qui danse ma vie
Qui chante et qui rit
je pense à lui

Ohhhhhh
Diego, libre dans sa tête
Derrière sa fenêtre
S’endort peut-être…

Quel est ce pays
Où frappe la nuit
La loi du plus fort ?

Ohhhh
Diego libre dans sa tête
Derrière sa fenêtre
Déjà mort peut-être …



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